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La Loire à Vélo est une véloroute qui traverse quelques départements tel que le Cher, le Loiret, le Loir-et-Cher, l'Indre-et-Loire, le Maine-et-Loire et  qui s’achève en Loire-Atlantique, face à l’océan.

En fait, c’est un tout petit bout de L’Eurovelo 6 qui va de l’océan atlantique à la mer noire et vise versa….quel rêve !

C’est en août l’an dernier que je décide de partir seul pour ce voyage.

Enfin pas vraiment seul puisque j’étais, comme vous vous en doutez, installé confortablement dans les cales pieds. Fièrement en équilibre sur ma petite reine, les sacoches pleines de rêve et le nez au vent .

Betty est le nom de ma fidèle compagne route, ma bicyclette de voyage, un petit Surly que j’ai entièrement monté, dont je vous parlerai plus amplement un prochaine fois.

On peut dire que j’ai parcouru cet itinéraire avec un réel bonheur, et aujourd’hui encore ce souvenir est rempli de douceur.

L’ivresse du voyage s’est faite ressentir dès les premiers tours de roues. A peine quelques kilomètres et ce sentiment de liberté propre au vélo s’est installé dans mes sacoches.Du départ de Nevers, et cela jusqu’au terminus de cette aventure, je n’ai connu qu’une seule une journée pluvieuse, accompagnée d’un vent de face constant et espiègle. Situation délicate qui, dans ces instants, ne peut que me rappeler ma petitesse face aux éléments, ce qui a toujours du bon.

Donc, un voyage sans encombre et pourtant rempli d’émotions, pour une arrivée un peu plus loin que le tracé initial, car mes coups de pédale mon emmené jusqu’au petit port de Kerkabellec. Là, assis à la terrasse d’un petit bar ensoleillé, quelques amis m’attendaient pour l’apéro, en soi, une sorte de rendez-vous divin.

Pari réussi, puisque je suis arrivé à l’heure pile après plus de 775,36 km de plaisir en 11 jours de voyage.

Par gourmandise, et histoire de prendre encore une dose de bonheur, j’ai même fait le retour jusqu’à Nantes, le guidon en avant, flânant au grès des petites routes de bord de Loire, sous le regard paisible de quelques ruminants, qui vraiment ne risquaient pas un torticolis en me regardant passer, au vue de ma vitesse. Rythme de croisière qui tourne autour des quatorze kilomètres à l’heure. Lenteur qui me laisse le temps de contempler jusqu’à la beauté d’un rayon de soleil échoué sur une fleur.

Ce que je peux encore vous dire, c’est que La Loire à vélo est une route facile et accessible à tous. Je ne peux que vous la conseiller vivement. L’ensemble de cet itinéraire totalise assez peu de routes partagées et préserve donc le plaisir de se laisser glisser sur une piste cyclable en toute sécurité. Donc, nul besoin d’être un coureur chevronné. C’est un parcours essentiellement plat, qui parfois au détour d’un village, vous surprend par l’ascension de quelques coteaux et vous amène au milieu des vignes où commencent à peine à mûrir les raisins.

Donc, encore une fois, rien de sportif, nous sommes loin des montagnes et la douceur des bords de Loire nous permet de profiter chaque jour de petit recoins de nature.

La partie Nevers-Orléans est sûrement la plus sauvage et la moins fréquentée par mes homologues vélocipédistes, même en plein mois estival. Ainsi, quel régal de pouvoir se perdre sur de petites plages de sable sans croiser âme qui vive, si ce n’est une grande variété d’oiseaux, une flopée de poissons et quelques castors (si ! si!). Quel immense bien être que de pouvoir admirer la berge opposée, où de grands arbres argentés s’ébrouent majestueusement, miroitant délicatement dans les premier rayons matinaux.

Oui, une vrai bouffée de nature, qui ne serait pas complète sans de multiples baignades rafraîchissantes dorées de soleil. Vous l’avez compris, sur cette première partie du voyage, aucun soucis pour les bivouacs sauvages et siestes improvisées.

La suite de l’itinéraire, entre Orléans et Saint-Nazaire est nettement plus peuplée et bordée d’habitations. Marcheurs, familles entières à vélo, coureurs et flâneurs se partagent pistes et sentiers. Un retour à la civilisation très agréable après cette belle pause, d’autant que le rythme reste bercé par la lenteur du voyage à vélo.

Les châteaux de la Loire et autres villages troglodytes qui bordent cette partie du parcours valent vraiment le détour.

Petit défis personnel vers fin du parcours, la traversée du pont de Saint-Nazaire. Route suspendue entre ciel et mer qui fait toujours trembler le frêle cycliste face au vent marin et les périls circulation très dense. Mais tout s’est parfaitement déroulé, comme lors de mon précédent passage en suivant la Vélodyssée, autre périple cylonomade que je ne manquerai pas de vous raconter.

La Loire à vélo fut pour ma part rempli de beau moments de solitude, de belles et chaleureuse rencontres, d’étapes accueillantes, de superbes lumières et de moments quasi magique...que vouloir de plus.

Tout au long de ce voyage la Loire m’a comme prit dans ses bras et bercé de douceurs.

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